Le whisky était là. Posé sur la table de chevet à coté du bureau. Une étrange sensation envahissait Jean. La bouteille, pour l'attraper il n'avait qu'à tendre le bras et s'en saisir. Il résistait. Il savait. Il savait qu'il avait l'alcool triste. La dernière fois cela avait manqué mal tourné, très mal, il avait failli ne plus être. En cette soirée, il revoyait ses bons moments avec elle, et presque aussitôt surgissait comme un fantôme, des pensées plus sombres, plus tristes. Des sms, son portable venait de vibrer sur son bureau, l'écran était allumé, oui, il avait une amie qui l'aidait, plus que ce qu'elle croyait d'ailleurs. La pauvre pensa-t-il, il n'est pas quelqu'un de facile a vivre et elle le supportait. des chansons tristes en fond sonore, décidément,t rien ne l'aidait, il ne s'aidait pas d'ailleurs. La bouteille de whisky était maintenant sur le bureau avec un verre posé juste à coté. La faiblesse humaine pensa t-il.
« En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité. » Léon Tolstoï.
Cette homme lui plaisait, il mettait en mot ce qu'il ressentait.
Vraiment, l'écriture ce n'était pas fait pour lui. La subtilité, la finesse requise il ne la possédait. Que possédait il d'ailleurs? Ses yeux pour pleurer, sa bouche pour crier, et ses oreilles pour entendre les autres se moquer de son état lamentable.
Il prit la bouteille, se servit son verre, l'empoigna avec détermination, et lança: « A la faiblesse humaine, toi et moi c'est pour la vie baby! » et il vida son verre d'un trait.
Il sentait le liquide qui en descendant irradiait sa gorge au fur et a mesure de sa trachée. Cette sensation gagna d'abords ses jambes, ses bras, ses doigts, son corps et enfin sa tête. Cette chaleur nouvelle, violente, intense, cette chaleur tant recherchée, cette chaleur manquant dans sa vie.
Pourquoi se sentait il soudain mieux, avec moins de vide alors que sa solitude, il le savait, ne faisait que s'accroître? Tant de choses se bousculaient dans sa tête, se mêlant au flot de ses pensées les plus diverses et variés, s'entrechoquant dans un tumulte éblouissant d'inutilité. Il ne reconnaissait plus l'utile de l'agréable. Il se sentiment déjà mieux sans aller mieux. Son sentiment de honte, de dégoût, de vide, de solitude et d'inutilité remonta en lui comme le rejet de son âme. La soirée allait être longue et dure.
Ne voulant pas se rendre sans combattre, il empoignât fermement son verre, se le remplit allégrement, le leva, réfléchis et enfin lança: » Sans honte ni préjugé, sans gloire ni victoire, sans conviction ni discernement, non vraiment l'amour, mutisme de l'esprit, conviction contradictoire obsessionnelle et sans pareille, l'amour, toi qui ne viendra plus, je te chie dessus! » il tapa son verre, et le bût cul sec. Le liquide en descendant n'irradiait plus sa gorge, il ne faisait plus d'effet, si ce n'est que l'enfermer dans un mutisme partiel et destructeur. Il repensait a la fille, cette fille, cette fille pas comme les autres, Elle tout simplement. Son amie lui dit bonne nuit, elle allait partir pour le pays des rêves et el laissait dans la plus profonde solitude auquel est confronté un adolescent en mal de vivre. Une couleur rouge empourpra soudainement son visage, il lui était soudainement revenu un souvenir peu glorieux, ce souvenir le hanté depuis des années, ce souvenir l'avait changé. Ce souvenir le hantait depuis cette journée, la pire de toute...
En bon petit homme qu'il était, il leva son verre après l'avoir remplit, réfléchis quelques instants et cria a s'en arracher les poumons: » Amour, Amour ne vient pas, mon c½ur n'est pas a prendre, car de c½ur, je n'en ai plus! » et il avala son verre une fois encore, cul sec.
« Entre presque oui et oui, il y a tout un monde .» Alfred de Musset.
Il but jusqu'à plus soif, il finit la bouteille, dans un état digne d'étude et s'affala lourdement sur le bureau. La bouteille tomba mais rien en coula. Un ronflement sorti de sa bouche suivit d'un son imperceptible, puis d'un autre. Finalement un son indescriptible mais bel et bien horrible sortit de sa bouche suivit d'un flot provenant tout droit de ses entrailles qu'il déversa maladroitement sur la table. Le liquide jaunâtre ondulé sur le bureau. Une odeur effroyable s'en émanait et des petits morceau indéfinissable flottait à sa surface. Le liquide dégoulinait et tombait au goutte a goutte sur le jeune homme et finissait sa course sur le parquet tout neuf. Le jeune homme prit soudain d'un regain de sommeil, s'affala plus lourdement que la première fois sur le bureau. Le liquide jaune ainsi dérangé éclaboussa toute chose se trouvant à proximité. Finalement il reprit son paisible sommeil en baignant dans son rejet dont il s' était fait sans le vouloir un maquillage est une lotion capillaire étonnante.
« La mort fait de nos sentiments humains de vains tremblements à la surface de l'eau. » Gilbert Choquette
Son grand père se trouvait sur le palier de sa chambre et l'observa un instant. Une larme coula lentement le long de sa joue, suivit son chemin près de on nez, arriva a sa barbe coula en suivant les contours de sa bouche couverte de gerçure causées par le froid le temps est une négligence de soi même. Le grand père laissa échapper une autre larme puis une autres qui coulèrent lentement elles aussi en baignant son visage d'une humidité salé piquant légèrement en séchant.
« En fait de sentiments, ce qui peut être évalué n'a pas de valeur. » Chamfort.
Triste spectacle que celui-ci. La chair de sa chair était avachi la devant ses yeux le piquants à présent. Sa douleur indescriptible et totale le poussa a le relever, le déshabiller comme font les petites filles avec leurs poupons, délicatement et sans brusquerie, comme un bijoutier avec une pièce d'exception. Ensuite il l'emmena dans la douche le doucha et le coucha et le borda maternellement le flot de larmes revenant soudain inonder son visage.
« Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. » Charles Baudelaire.
Il passa ensuite au nettoyage de ce gâchis humain. Cette loque humaine lui donna une sacré travail. Il passa la serpiere épongeant le liquide jaunâtre il rinça ensuite le bureau et passa du produit pour vitre. Il épongeât le sol. Ses mains était couverte de vomis, ses habits également, et des larmes continuait de coulait silencieusement. Des larmes d'impuissance. Des larmes d'incompréhension, de douleur. Une fois sa triste besogne accomplis, il éteignit la lumière, sortit, et laissa une dernière et unique larme s'écrasait lentement sur le sol.
Preuve unique de l'événement qui s'était déroulé la.
« Va où tu veux, meurs où tu dois. » Anonyme.